Article

Evolution des situations matérielles et innovation en milieu rural à Madagascar.(Le cas de la communauté villageoise de Vohitraivo, District de Vohibato, Région Haute Matsiatra)


Henri RASAMOELINA, Université de Fianarantsoa.

Date de mise en ligne : 28 septembre 2011

Résumé

L’étude de l’évolution des communautés villageoises est importante  en ce qui concerne une société comme la nôtre où domine encore un monde rural. Elle peut se faire à travers l’utilisation des surplus monétaires par les paysans. Notre démarche consiste à voir foyer par foyer, à l’aide d’informateurs locaux  et à quatre reprises depuis 1980, la taille des rizières et le nombre de zébus par foyer, avant d’aborder les différentes façons d’utiliser l’argent gagné par l’exploitation tourmaline, le travail salarié ou autres activités productives, plus les innovations produites dans la vie courante. Ceci permet d’observer l’évolution de la situation matérielle et le changement apparus dans la communauté. C’est l’objet de la présente contribution qui parle d’une communauté villageoise en pays Betsileo.

Abstract

The study of the development of village communities is important in a society like ours, in which the rural world still dominates. This can be accomplished through the study of the use of surplus cash by farmers. Our approach is to observe from a household to another, with the help of local informants since 1980, the size of rice fields and the number of zebu cattle per household, before discussing about the different ways, money earned from tourmaline, employment or other productive activities, is used. . This allows us to look at the evolution of the material situation and the change occurred within the community. This is the purpose of this paper about a village community within the Betsileo country.

Extracto

Ny fandinihana ny fiarahamonina ambanivohitra dia zava-dehibe tokoa, indrindra ho an’ny fiarahamonina toy ny antsika izay mbola anjakan’ny tontolo ambanivohitra . Izany fandinihana izany dia azo atao amin’ny alalan’ny fijerena ny fampiasan’ny olona ambanivohitra ireo ambim-bava. Mikasika izany indrindra no ho lazaina amin’ity lahatsoratra manaraka ity izay nandinihana indrindra ny fivoaran’ny fananan’ireo tantsaha ao amin’ny tanàna anankiray ao amin’ny disitrikan’i Vohibato Faritra Matsiatra Ambony sy izay fandrosoana misy ao na tsia.

Table des matières

Texte intégral

Les communautés villageoises constituent les cellules de base de la société rurale à Madagascar jusqu’à aujourd’hui encore. Il est donc important de connaître leurs évolutions internes mais également leurs relations avec l’extérieur, en premier lieu avec le fanjakana ou l’Etat    (Rasamoelina, 2007).

La présente contribution entre dans le cadre de la socio-anthropologie du développement et de l’innovation (Olivier de Sardan, 1995). Elle analyse l’évolution des situations matérielles et les innovations en milieu rural à partir du cas d’une communauté villageoise qui fait partie de celles que nous avons étudiées au cours de nos recherches depuis 1980 jusqu’à ce  jour.

Nous commencerons par la présentation de la dite communauté villageoise et de notre méthodologie d’approche, avant d’analyser l’évolution de la propriété foncière et du cheptel bovin par foyer, et les façons dont les habitants ont utilisé leur épargne : la question essentielle étant de voir qu’est ce qui est dominant en matière de dépenses : le traditionnel ou bien la modernité. Ce qui permettra de tirer quelques conclusions sur la dynamique de notre monde rural. Ce thème de l’évolution du monde rural à travers l’exemple d’une communauté villageoise a déjà fait l’objet de quatre publications de notre part : la première en 1983 sous forme de mémoire de maitrise, la seconde en 1988 sous forme d’article paru dans un journal hebdomadaire, la troisième en 2003 sous forme de contribution publiée et la quatrième la présente communication.

La communauté villageoise de Vohitraivo se trouve à 30 km au sud-est de la ville de Fianarantsoa sur la route vers Alakamisy Itenina. Les habitants sont répartis dans deux fokontany depuis 2004, après la mise en place de la commune de Vohibato-Ouest. Trois hameaux en effet sont restés attachés à la commune rurale d’Alakamisy Itenina dans un nouveau fokontany appelé Vohitraivo-sud, la majorité ayant intégré la nouvelle collectivité fraîchement créée de Vohibato-Ouest.

Image1Localisation de la Haute Matsiatra

Image2Localisation de la nouvelle commune de Vohibato Ouest et du Fokontany de Vohitraivo

Le site est localisé dans une sorte de cuvette entourée de sommets boisés d’eucalyptus à l’est et de pins au nord et à l’ouest. D’étroites vallées avec de petites rivières facilitent la maîtrise de l’eau bien que la possibilité d’extension des rizières, première activité des paysans ici aujourd’hui, soit plus ou moins limitée à cause de l’exiguïté des vallons.  Autrefois, les habitants résidaient sur le sommet du mont de Vohitraivo, couvert alors sur les pentes par des vestiges de forêts primaires ( Rasamoelina H.,1988-5). Ils descendirent peu à peu sur les basses terres à partir de la première moitié du 19ème siècle quand la riziculture prendra petit à petit de l’importance ici.

Le village de Vohitraivo est constitué depuis le début de sa création par trois groupes lignagers : les Soazany au nord, les Leohasina au centre et les Otaray au sud sur un espace d’environ 20 km². Le territoire avait été divisé en trois parties égales dès la constitution de la dite communauté sur la base d’accords selon lesquels aucun des groupes ne pouvait céder du terrain à des étrangers sans passer par les deux autres. Si inégalité il y avait au départ, celle-ci se trouvait au sein de chaque entité entre les familles dans la mesure où les aînés pouvaient recevoir les meilleures terres par rapport aux autres. Ce qui a entraîné au temps de la colonisation le départ de certains membres vers d’autres régions de l’Ile comme Marovoay, Ambato-Boeni ou Morondava (  Schlemmer, 1986 ).

Les troupeaux de boeufs étaient importants au 19ème siècle encore, avec des familles ayant possédé plusieurs centaines de têtes de bétail, à preuve, l’existence d’un tombeau qu’on ne doit ouvrir qu’après abattage d’au moins cent boeufs. Le nombre de bovidés allait cependant diminuer avec l’imposition coloniale et l’accaparement des terrains de pâturage pour les plantations de pins à partir des années 1950. Ce qui s’est terminé par la disparition de l’élevage extensif appelé toatr’omby.

Sur le plan de la religion chrétienne, le protestantisme avec la mission de Londres s’est établi en premier en 1880 avec un pasteur Betsileo appelé Raimampy, suivi du catholiscisme en 1897, c’est-à-dire deux ans après le début de la colonisation. Les segments de lignage aînés sont restés protestants jusqu’à aujourd’hui, les cadets ayant embrassé le catholicisme.

A partir de 1990, avec la ruée vers les pierres précieuses à Madagascar ( Rasamoelina, 1990 : 6) , un gisement de  tourmaline a été découverte à Vohitraivo. Il fut exploité une première fois jusqu’en 1994 année du commencement du phénomène saphir à Ilakaka ( Rasamoelina, 1999 : 31), puis une deuxième fois de 2005 à nos jours.

Notre démarche a consisté donc à voir foyer par foyer, à l’aide d’informateurs locaux, voilà quatre fois depuis 1980, la taille des rizières de chaque foyer et le nombre des zébus qu’ils ont ; avant d’aborder les différentes façons comment ils ont utilisé le gain avec la tourmaline, le salariat ou autres choses, plus les innovations qu’ils ont apportées pour leur quotidien et leur travail. Ceci permet de voir l’évolution de la situation matérielle et le changement qui est apparu dans la communauté.

Premier constat en matière de population : en 1980, nous avons dénombré 58 foyers pour 362 habitants, en 2008 ceci est monté à 115 foyers pour 1048 individus, ce qui veut dire doublement des foyers et triplement des habitants en 28 ans. Ce point est essentiel pour comprendre l’évolution des situations matérielles concernant les rizières.

Deuxième constat en matière de rizières : notre enquête a montré que 50 % des foyers à Vohitraivo ont moins de 50 ares de rizières (  Rasamoelina, 1982-1983 :annexe)  , le pourcentage est monté à 65 % en 1988 et à 70,40 % en 2008, avec des paysans pouvant être considérés comme des paysans sans terre ( Pavageau, 1981). Pour les plus riches, c'est-à-dire ceux qui avaient plus de 150 ares, ils constituaient 6,9 % des ménages en 1980 et 2,6 % seulement en 2008. Ce qui veut dire que ceux qui se trouvent au milieu entre 50 et 150 ares, ils sont de 43,1 % en 1980 et de 22,7 % en 2008.

Troisième constat concernant le cheptel bovin, les enquêtes effectuées en 1980 ont montré que seuls 33 % des foyers avaient quatre bœufs et plus, et 38 % ceux qui n’en avaient plus. En 2008, le pourcentage est tombé à 17,39 % pour ceux ayant quatre bœufs et plus et 37,39 % pour ceux n’en ayant pas. Le nombre total du cheptel de la communauté villageoise  de Vohitraivo est passé de 136 bœufs en 1980 à 266 actuellement grâce à l’exploitation de la tourmaline.

Comme dans la plupart des campagnes malagasy, la communauté villageoise de Vohitraivo a été frappée par le phénomène de l’insécurité pendant les années 1980. Plusieurs cas de vols de zébus ont été recensés. Ce qui a entraîné l’appauvrissement des habitants. De 1981 à 1987, il y a eu 11 cas de vols à Vohitraivo entraînant la perte définitive de dix zébus et la vente d’autres de peur d’être attaqués de nouveau.

L’exploitation de la tourmaline va entraîner de la nouveauté, avec l’arrivée sur le site de nombreux étrangers de différentes nationalités venus pour profiter de la manne. Les terres considérées comme lieu de gisement ont été louées à des « exploitants » qui vont salarier des paysans pour l’extraction. Notons qu’à l’époque, c'est-à-dire entre 1990 et 1994, l’exploitation de la tourmaline à Vohitraivo avait entraîné la descente de diverses personnes ici. Que ce soit des fonctionnaires comme des enseignants, des officiers, des magistrats et autres, que des commerçants et toutes sortes de trafiquant. Même des élèves du Collège d’Enseignement Général d’Alakamisy Itenina (CEG) ont déserté les salles de classe pour venir sur les lieux.

La règle de partage des gains entre les dits propriétaires des terrains et les « patrons » est de 1/3 pour les premiers et 2/3 pour les seconds. On pourrait évaluer à peu près de trois milliards de fmg (600 millions d’Ariary ) la richesse générée par la tourmaline à Vohitraivo à l’époque.

Les enquêtes effectuées alors ont fait savoir que les habitants de la communauté villageoise de Vohitraivo ont acheté en tout : 154 bœufs, neufs armes à feu, une trentaine d’hectares de rizières mais en dehors du site, de la radio presque par foyer et refait 34 maisons. Il y a eu même achat de trois véhicules : deux 404 bâchés et une familiale. Le reste de tout l’argent sera cependant utilisé pour se nourrir, pour faire des fêtes rituelles qui se sont multipliées et même des loisirs en ville à Fianarantsoa comme : vivre dans les grands hôtels, acheter les nouvelles acquisitions des magasins et même faire des voyages en avion pour Tana aller-retour.

En un rien de temps après l’arrêt des exploitations donc, les gens se sont appauvris.  Presque tous les bœufs achetés ont disparu. Nombreux sont ceux qui décideront de tenter leur chance à Ilakaka, puis après à Vatomandry où six jeunes sont restés aujourd’hui encore, ou encore à la production du charbon de bois qui a démoli les eucalyptus et la culture de tanety en brûlant des fois les plantations de pins.

La tourmaline de Vohitraivo ne sera donc réexploitée qu’à partir de 2005 après une période morte d’une dizaine d’années ( Rasamoelina, 2005 : 4). Et ce qui est observé : c’est que les gens ont mieux géré leur gain. Il n’y a presque plus de dépenses ostentatoires. Les constructions de nouvelles maisons qui se comptent à plus d’une trentaine n’entraînent plus aujourd’hui des rites traditionnels comme les lanonana. Seuls les nouveaux tombeaux ont fait  l’objet de cérémonies de renouvellement de linceuls appelés famadihana. Il y a eu en 2009 deux famadihana à Vohitraivo pour deux nouveaux tombeaux.

Sur le plan cultural, quelques familles ont commencé par adopter la technique de la riziculture en ligne proposée par l’association Tefy Saina. Toutefois, à cause du coût et du temps nécessaires au repiquage plus les prix des engrais, seuls les paysans riches peuvent s’en sortir.  Pour eux, la production s’est  améliorée pour eux avec environ trois tonnes à l’hectare. Plus d’une quarantaine de personnes ont intégré l’ONG TIAVO qui fait du microcrédit ( Razafindrakoto, 2008). Actuellement 72 foyers sur les 115 existants possèdent au moins un bœuf et 28 familles ont la charrue.

Concernant l’amélioration du cadre de vie, nombreux sont ceux qui ont agrandi leur maison, construit des nouvelles avec des toitures en tuile ou en tôle mais non plus en toit de chaume. Dans quatre hameaux à Vohitraivo, toutes les maisons sont maintenant en tuile avec varangues. On dénombre 39 bicyclettes, une voiture, trois groupes électrogènes, deux appareils téléphoniques TELMA qui serviront de moyen de communication aussi pour les entourages  des propriétaires.

Au plan scolaire, les gens envoient leurs enfants non seulement aux deux écoles primaires existantes (373 élèves scolarisés dans les deux EPP de Vohitraivo), mais aussi au Collège d’Enseignement Général de Vohibato Ouest ou à Alakamisy Itenina, aux lycées de Fianarantsoa ou de Mahasoabe et même à l’Université à Andrainjato-Fianarantsoa. Bref, on peut déceler des changements notoires, allant vers un certain développement.

Tout d’abord, il nous faut  expliquer la notion de socio-anthropologie. En effet, avec le développement de l’anthropologie au début du 20ème siècle pour étudier les sociétés non-européennes, une sorte de division du travail est apparue entre les deux disciplines : à la sociologie l’étude des sociétés modernes et à l’anthropologie l’analyse du fonctionnement des sociétés dites primitives ou traditionnelles. Ce qui ne peut pas être appliqué  à l’étude des sociétés ou la tradition côtoye la modernité. D’où le développement du concept de socio-anthropologie au niveau des Sciences Sociales pour pouvoir comprendre des pays comme Madagascar (Olivier de Sardan, 1995).Et si en biologie, la compréhension des fonctionnements des cellules a permis aux chercheurs d’y intervenir, nous ne pouvons que proposer la même démarche pour l’étude des sociétés bien qu’ici on ait affaire à des éléments pouvannt réagir individuellement ou collectivement face à toute situation. L’intervention est donc ici plus difficile avec toujours possibilités d’erreur.

Pour le cas spécifique de Vohitraivo, bien que sa situation soit considérée comme assez exceptionnelle, on ne peut qu’y observer encore cette contradiction depuis plus d’un siècle entre la tradition et la modernité. Ceci se fait sur un temps long avec des avancées et des reculs  encore en ce début du 21ème siècle.

Si au milieu des années 1990,  l’esprit traditionnel  a encore dominé avec les diverses formes d’ostentation économique, on peut avancer que ces derniers temps,  le calcul rationnel et la volonté de changer commencent à prendre le pas sur la tradition, sous l’impulsion des membres les plus riches de la communauté villageoise. Les actions à mener milieu rural  doivent être bien ciblées selon la situation sociale des individus.

L’aggravation de la différenciation sociale est en effet une réalité qu’on ne doit pas passer sous silence. Ceci s’explique par la croissance démographique alors que les terrains à cultiver ne peuvent plus s’étendre. En moins de trente ans le nombre des pauvres s’est ajouté de plus de 20 % à Vohitraivo. Le salariat dans l’extraction de la tourmaline préjudiciable pour  l’environnement, la production de charbon de bois destructrice des eucalyptus ainsi que la mise à feu des forêts de pins pour les cultures de tanety (  Rossi et al, 1998) constituent pour ces pauvres la solution de survie. Mais le jour où le gisement disparaîtra, personne ne sait vraiment ce qui adviendra .Il y a risque d’éclatement de la société et dégradation plus encore de l’environnement ( Rasamoelina, 2007). Même l’école considérée comme le véritable vecteur de l’innovation et du changement dans les sociétés actuelles peut être considérée ou déconsidérée selon la situation. Dans les années 90, moment fort de l’exploitation de la tourmaline, celle-ci a été plus ou moins désertée avant d’être valorisée à  nouveau ces dernirs temps. La question est de savoir comment maintenir la situation ainsi.

Pour terminer et par rapport aux problèmes posés dans l’introduction, il semble bien  que l’innovation soit passée surtout à travers l’exemple montré par des membres de la communauté que sous la pression ou l’insistance des éléments extérieurs comme l’Etat ou les différentes associations oeuvrant en milieu rural. C'est-à-dire que l’imitation est plus agissante que par l’apprentissage ou la formation. L’imitation serait le ressort du changement chez le paysan, car d’instinct, il cherche à se raccrocher à ce qui existe, il fait ce qui a déjà été fait. Les acteurs ou les promoteurs du développement devraient en tenir compte.



Bibliographie

PAVAGEAU J., 1981. Jeunes paysans sans terre, l’exemple malgache, L’Harmattan, Paris

RASAMOELINA H., 1982-1983. Exploitations et transformations sociales. Le cas du Sud du Betsileo, Mémoire de Maîtrise en Sociologie, E.E.S.D.E.G.S.

RASAMOELINA H., 1988 «  L’évolution de la situation matérielle des paysans dans le Sud-Betsileo, L’exemple du fokontany de Vohitraivo », Lakroan’i Madagasikara N°2584 et 2585 du 24 et 31 juillet :5.

RASAMOELINA H., 1990 « La ruée vers les pierres précieuses », Lakroan’i Madagasikara n°2678 du 24 juin :6.

RASAMOELINA H., «  Madagascar : la fièvre du saphir », La Croix N°484295 du 5 octobre : 31. Paris

RASAMOELINA H., 2003 «  Surplus monétaire et développement rural. L’exploitation de la tourmaline à Vohitraivo », Talily 11-12 : 117-129.

RASAMOELINA H., 2005 «  Tourmaline. Reprise de l’exploitation à Fianarantsoa », La Gazette de la Grande Ile N°0784 du 8 octobre :4.

RASAMOELINA H., 2007, Madagascar. Etat communautés villageoises et banditisme rural, L’Harmattan, Paris, 250p.

RASAMOELINA H. 2007 «La dégradation de l’environnement à la suite de la recherche de pierres précieuses sur les hauts plateaux malgaches », photo-blogs, liberation.fr/vos photos.

RAZAFINDRAKOTO L., S., 2008 ; Microfinance et monde rural, le cas de TIAVO d’Alakamisy Itenina, mémoire de maîtrise en Sciences Sociales, option Socio-économie, Université de Fianarantsoa.

ROSSI G., LAVIGNE DELVILLE P. et NARBERU P., 1998, Sociétés rurales et environnement. Gestion des ressources et dynamiques locales au Sud, Gret, Karthala, Regards, Paris.

SARDAN OLIVIER P., 1995, Anthropologie et développement. Essai en socio-anthropologie du changement social, Karthala.

SCHLEMMER B., 1986. « A propos des migrations Betsileo dans l’ouest malgache », Omaly sy Anio 23-24.

Pour citer cet article

Henri RASAMOELINA. «Evolution des situations matérielles et innovation en milieu rural à Madagascar.(Le cas de la communauté villageoise de Vohitraivo, District de Vohibato, Région Haute Matsiatra)». TALOHA, numéro 20, 28 septembre 2011, http://www.taloha.info/document.php?id=1146.