TALOHA
Revue scientifique internationale des civilisations
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numéro 20

Article

Ralambo et le zébu: leveur d’interdit ou promoteur de fady ?


Claude Allibert, INALCO.

Date de mise en ligne : 17 octobre 2011

Résumé

Ce texte met en évidence le fait que la langue malgache a utilisé plusieurs mots pour désigner le zébu. Deux de ces termes jouent un rôle particulier du temps du roi Ralambo. L'un (lambo) a été utilisé pour composer le nom du roi; l'autre (omby) a été employé pour nommer le zébu au moment où il est dit que le roi leva l'interdit de sa consommation.

L'auteur, réévaluant les TA, arrive au constat que la lecture qui est faite de cet épisode ainsi interprété est à retourner. Ralambo ne lève pas l'interdit de la consommation du zébu; mais c'est sa mort qui impose le fady du terme (lambo) et l'utilisation d'un autre mot (omby).

Enfin, l'auteur se demande pourquoi les TA se sont appliqués à délivrer ce faux message.

Abstract

The Malagasy language has made use of several terms to name the ox. Two of them (omby and lambo) played an important part. The Tantaran'ny Andriana pretended that king Ralambo put an end to the fady (prohibition) of eating ox-meat and named the ox omby.

This text aims at showing that the omby had been eaten long before that period and that the substitution of the term omby (bantu word) to the term lambo (austronesian term) came as a fady corresponding to the refusal of pronouncing the name of Ralambo  after his death.

A final question is raised: why did not the TA give the right explanation to this operation?


Texte intégral

Tous les chercheurs s ‘accordent pour reconnaître au roi Ralambo un rôle important dans la mise en place de la culture merina, mais souvent sans aller plus avant. A notre connaissance, le premier qui ne se soit pas contenté de répéter les affirmations principalement tirées des Tantaran’ny andriana1 fut Louis Molet (1956, p. 128) qui, certes, affirma à plusieurs reprises que le fils d’Andriamanelo et père d’Andrianjaka fut l’inventeur du fandroana,  et mit en place la culture merina (nouvelles coutumes funéraires, tombeaux en pierre, consommation extensive du bœuf2) mais surtout substitua hypothétiquement à la manducation cannibalesque des ancêtres la consommation du zébu.

Les déclarations de Molet furent l’objet de profondes critiques peut-être pas toutes infondées. Hébert (1964, p.311) déclara

« On ne peut accepter la théorie de Molet qui croit que le mot ancien est jomoka et non jamoka, et en fait un dérivé jaka « cadeaux, étrennes » par infixation de _om ». Ailleurs (Hébert, 1964, p.312) pense que « jamoka pourrait venir de jamus et n’était connu qu’en Imerina ».

Notre réflexion ne portera pas sur ce terme (jamoka), certes fort intéressant, pour désigner le zébu à cette époque.

De son côté, Ferrand (1908,443-444, note 2) pensait que le mot initial était omby et qu’il fut remplacé par jamoka sous l’influence arabe. Mais il ne faut pas oublier que cet article de Ferrand visait à démontrer que l’influence africaine était forte à Madagascar. De fait, il ne prend pas en compte la présence du mot lambo qu’il réserve au sanglier et n’évoque que le jeu de mots ayant « servi » à nommer les zébus, comme l’affirment les Tantaran’ny andriana eto Madagascar.

Les réserves de Dama-Ntsoha (1957) à l'égard de la thèse de Molet furent principalement motivées par la réaction affective d’une culture et d’un groupe ethnique christianisé de longue date et qui s’offusqua de se voir attribuer des « coutumes barbares » par un anthropologue pasteur qui donnait l’impression de vouloir privilégier sa première fonction au détriment de la seconde.

Il se peut aussi que le terme lambo ait été générique et applicable aux grands mammifères (le dugong=lamboharana ou lambondriaka  en serait la preuve, d’ailleurs, il est interdit de prononcer le mot lambo devant le dugong , cf. Petit, 1928, p. 247). En effet, Marco Polo (Allibert, 2006) déclare qu’à Madagascar, les sangliers sont aussi grands que des buffles, ce qui n’est pas vrai mais laisse penser qu’entre l’Asie du Sud-Est et la Grande Ile, il est établi par ses informateurs une équivalence de termes (lembu, buffle en austronésien d’Asie et lambo, sanglier en austronésien malgache) transformée en équivalence de taille. C’est la preuve que le terme lambo s’appliquait bien au sanglier à Madagascar au XIIIe siècle mais également au zébu. Notons aussi que Peter Mundy qui fit ses voyages en 1628 et 1638 donne le sens de porc à lambo (Molet et Sauvaget, 1968, p. 450).

Une autre occurrence du terme lambo se trouve dans le célèbre vatolambo qui a été l’objet de diverses interprétations dont aucune ne donne réellement satisfaction. Il ne peut s’agir d’un éléphant de pierre (contresens né de l’esprit d’un vazaha au début de la colonisation), mais deux autres lectures, celle de sanglier ou de zébu en chloritoschiste pourraient être retenues; la première renvoyant à un culte pré-islamique car on ne peut guère envisager que des sorabe islamiques aient été conservés dans une représentation de sanglier. En l'occurrence, on se reportera à l’hypothèse de  Theo Detjen3 qui reprend, sans le dire, ou le savoir, celle de Molet et Vernier(1956, p.275), dans laquelle il attribue au sanglier de pierre la fonction de réceptacle à libation d’alcool de riz nécessairement pré-islamique comme il s'en trouvait dans la Chine ancienne; la seconde voyant dans le vatolambo un zébu, expression de la royauté, se rapprochant de notre article. Faublée fit de son côté l’hypothèse qu’il s’agissait d’un tapir (1996, p.246).

Mais, en réalité, s’est-on suffisamment penché sur les descriptifs des faits concernant ce roi du XVIe siècle? Un retour aux Tantaran’ny Andriana s’impose. Trois opérations majeures y sont décrites qui sont à rattacher à Ralambo.

La levée de l’interdit de consommer du zébu.

L’introduction du mot omby pour désigner le zébu ainsi expliquée (Callet, 1908, p. 145)

« Nony feno ny fahitra : « Aoka ! aoka ! fa omby omby ! » hoy Ralambo. Dia fahombiazany ny voa angona tao ampahitra no nanaova’ny ny anarany ny jamoka hoe omby »

Une autre relation (Callet, 1908, p.146) est légèrement différente : « Izaho koa efa nihinana itony tary Ambatofotsy ; ary omby no natao ko anarana ny jamoka »

L’origine de son nom qui tiendrait au passage d’un sanglier au moment de sa naissance.

La première affirmation est totalement en contradiction avec les résultats apportés par les fouilles archéologiques.

« La tradition- démentie par de nombreuses trouvailles archéologiques (je (CA) souligne) rapporte que l’on a commencé à consommer de la viande de zébu sur les Hautes Terres centrales sur l’initiative du roi Ralambo…En fait, l’animal était considéré comme sacré et propitiatoire… »'(Andrianaivoarivony, 1989-1990, p.46, note 22)

Les sites les plus anciens de l’Imerina (Ambohimanana_XIIe, voire peut-être dès le IXe siècle (Rasamuel, 2007, p.190)  et Ankadivory, XIIe siècle (Rakotovololona, 1994) présentent des os de zébus consommés. Il a été avancé qu’il se put que les sites des collines de l’Imerina n’aient pas tous suivi les mêmes obligations et restrictions alimentaires, mais la faible surface territoriale à l’époque rend cette objection bien improbable. Déjà Deschamps (1965, p.115, note 1) déclarait

« on raconte qu’il (Ralambo) fut le premier à goûter du bœuf et qu’il en répandit l’usage, en se réservant la bosse et la croupe » mais émet une remarque intéressante en renvoyant à Savaron (1928, p.69 et 1931) qui déclarait que la reine Rafohy (donc bien avant Ralambo) participait à la dispute rituelle pour le partage des bœufs tués.

La seconde affirmation concernant l’étymologie du mot omby est totalement irrecevable pour deux raisons. La principale tient au fait que ce mot est un terme bantu et constitue donc un emprunt probablement au monde swahili et plus probablement au monde comorien, déjà installé à la côte occidentale de la Grande Ile. La seconde tient à un fait bien connu en ethnolinguistique, à savoir qu’il y a souvent réécriture des termes dont on ne connaît pas la filiation (ou que l’on ne veut pas la connaître) intégrés à des phrases déclaratives attribuées à celui qui les a prononcées à telle ou telle occasion. Cette re-formulation a posteriori à usage culturel ne peut nous tromper, même si elle est intégrée aux TA, source présentée comme parole d’évangile par la tradition merina.

D’autres auteurs ont émis quelques doutes sur le contenu recueilli par le Père Callet, par exemple Délivré (1974) qui montre qu’il y eut des ajouts. Par ailleurs, on sait quelles précautions il faut prendre avec la tradition orale, soit à cause des oublis, soit à cause des téléscopages, soit encore à cause des ré-écritures et manipulations. Pour exemple, Decary (1962, p. 52, note 74) rappelle que des Merina avaient déclaré à A. Grandidier et al. (1905, p.543) que la tête de la tombe était placée au Nord-est parce que le pays de leurs ancêtres se trouvait dans cette direction. La même explication est donnée pour justifier de la sacralité du coin Nord-Est de la maison malgache. C’est ne pas tenir compte de la même orientation pratiquée en Indonésie sans que l’on puisse s’appuyer sur la même justification.

La troisième affirmation est certainement celle qui a été le plus reprise. Ainsi, pour ne s’en tenir qu’à la tradition véhiculée par un dictionnaire historique (Rajemisa Raolison,1966, p. 293), et donc à la tradition mise à la disposition des populations cultivées, on peut lire à l’entrée Ralambo :

« Il succèda à son père Andriamanelo entre (de ?)1575 et (à ?) 1610. On raconte qu’à l’instant de sa naissance…un sanglier (lambo) sauta par dessus le toit de la maison où il nacquit »4.

Il importe ici de s’attarder encore sur ces déclarations et de mettre en relation les deux dernières affirmations puisque toutes deux concernent le concept de dénomination, l’attribution d’un nom au futur roi comme à l’animal prochainement consommé. Nous avons vu combien la prétendue origine du mot pour désigner le zébu était irrecevable. Va-t-on accepter que Ralambo prit son nom de la présence d’un sanglier (aujourd’hui lambo) à sa naissance ?

L’approche anthropologique des pratiques de tabouisation de nom (fady de nom) rencontrées chez les Sakalava et décrites par Ferrand (1891, p.200)5 et Dez ( 1963, p.106) 6 nous semble s’appliquer parfaitement à ce cas. Poirier  (1982, p.116) a fort clairement repris cette explication :

« Dans plusieurs régions, le décès des chefs entraîne des fady linguistiques, des mots sont amenés à disparaître du vocabulaire. Cette coutume existe surtout dans l’Ouest mais elle a pu être plus importante encore autrefois ».

L’élargissement à l’ensemble de Madagascar en une époque plus ancienne est tout à fait envisageable.

Dez (1965, p.106) ajoute:

« Une autre conséquence de l’interdiction de prononcer le nom des morts fut l’usage interdisant de prononcer les mots entrant dans la composition des noms des souverains chez les Sakalava, parce que la prononciation de ces mots eût été comme une évocation de ces noms. D’où l’existence de nombreux interdits linguistiques entraînant la nécessité d’user d’autres mots pour désigner les mêmes choses, d’en emprunter7ou d’en forger en remplacement des mots interdits, d’où une grande diversité du vocabulaire entre les différentes régions sakalava »

On objectera que le nom de Ralambo n’aurait pu à l’avenir  être évoqué dans un tel cas. Mais Dez (1965, p.106)  complète ainsi sa déclaration :

« Aussi beaucoup de coutumes admettent qu'il est possible de reprendre le nom d'un ancêtre... Sans doute, estime-t-on que l'ancêtre s'est accoutumé à sa nouvelle existence et qu'il ne risque plus d'intervenir au moindre rappel de son nom »

Des substitutions auraient été appliquées à cette occasion:

Le nom Ra-lambo n’aurait pas été attribué à la naissance du roi du fait de la présence d’un sanglier « survolant » la maison mais, au contraire, c’est le fady de dénomination à son décès qui aurait impliqué la nouvelle dénomination omby.

Cette substitution du mot omby au mot lambo serait la confirmation que le mot lambo avait le même sens que omby, c’est-à-dire que lambo signifiait alors « zébu » et non pas « sanglier »8.

L’opération fut donc la suivante : à la mort de Ralambo, pour que le terme lambo renvoyant à son nom ne soit plus prononcé, on lui substitua le mot omby.

Il ne s’agit donc pas de l’autorisation de consommation du zébu donné par Ralambo mais de la substitution du terme bantu omby au terme austronésien lambo appliqué jusqu’alors au zébu.

L’hypothèse de l’emploi du terme lambo pour désigner le zébu n’est d’ailleurs pas originale. Beaujard la confirme chez les Tanala  (2006, p. 96, note 145)9 comme Bloch10 le montre chez les Zafimaniry (loha lambo). Colin en signale également la pratique chez les Tanosy11. Ces auteurs en ont rencontré des exemples et applications de nos jours. Hébert (1964, p. 311) déclarait déjà:

« On peut se demander si les Malgaches n’ont pas conservé le souvenir de la signification exacte du mot lambo jusqu’à une date récente ».

Ce qui est donc intéressant, c’est d’avoir un fait datable pour la disparition de l’emploi en Imerina du terme lambo qui désignait le zébu, terme qui correspondait parfaitement à l’usage qui en était fait dans le monde austronésien.

Pourquoi alors tenter de trouver une pseudo-explication linguistique au mot omby alors que le mot est connu depuis longtemps à la côte malgache et est de provenance comorienne ? L’emploi de ce mot s’explique aisément du fait de la présence des populations pré-sakalava aux franges de l’Imerina à cette époque.

Julien en avait d'ailleurs eu l'intuition:

« Au point de vue de l’étymologie, il est curieux de noter que anumbe est le mot swahili ngombe; que celui de dzamuka qui, en arabe djamous, signifie buffle, est celui par lequel on désignait le zébu sous Ralambu. Or, Ra lambu, auquel la tradition assigne l’honneur d’avoir vulgarisé l’usage du bœuf comme viande d’alimentation, porte précisément le nom malais du bœuf lembu. Il en résulte logiquement que ce titre de Ralambu est un hommage populaire rendu à ce bon prince à une époque où le terme malais était encore courant dans le centre de Madagascar. Ensuite, pour des raisons diverses, influence ethnique, politique ou religieuse, peut-être à cause de fadi ou tabous, les mots arabes et swahili ont-ils remplacé le vocable malais primitif, mais le nom de Ra-lambu, qui aurait dû changer postérieurement en celui de Ra-numbe, a été respecté à cause sans doute de la vénération qui s’y attachait, tandis que le terme lambu n’a plus servi à désigner que les porcs et sangliers » (Julien, 1924, p.247, confirmé en 1928, p.155)12.

Ce qui serait plus intéressant, ce serait de savoir pourquoi les TA ont opéré une ré-écriture pour tenter d’expliquer cette substitution? Pourquoi ne donnent-ils pas immédiatement l’origine du mot omby et s’obligent-ils à construire une phrase substitutive13 pour l’expliquer ?

La tradition orale puis retranscrite (Callet) inverse les fonctions (l’institution d’un fady de nom devient une levée de fady alimentaire). Elle galvaude les sens en conservant les mots mais en les délocalisant : ce qui fut opéré au décès de Ralambo est présenté comme ce qui se fit à sa naissance. On ne dit pas que lambo voulait dire zébu mais on concède que le zébu avait un rôle à tenir en déclarant qu’ »on en a levé le fady de consommation »…et le mot passe de lambo à omby ! Le terme lambo put être conservé par la suite car il n’était plus appliqué au zébu et ne décrivait que le sanglier.

En réalité, c’était le sens de zébu qui avait de l’importance dans la mesure où c’était l’animal qui portait le pouvoir royal par l’exposition de ses cornes. Richardson (1883, p. 616) rappelle que « tandroky ny tany (a headman of a country) » renvoyant  au  zébu et à ses cornes représente le pouvoir royal. Julien (1929, p.46) signale également que dans tout l’orient, la corne est le symbole de force, de puissance, d’abondance, de fécondité. On se reportera aussi à la gravure des COACM de Grandidier (1905) où le filobe betsimisaraka est représenté avec ces cornes par les Hollandais.A cet égard, revenons sur la description faite par Rajemisa Raolison. Le sanglier qui sauta par-dessus le toit de la maison de Ralambo véhicule la représentation du pouvoir royal, en réalité le lambo zébu portant les cornes « tandroka » symbolisées par la croisée faîtière des maisons.

Quelques auteurs comme Ravoajanahary (1965) avaient bien compris que les TA ne devaient pas être systématiquement pris à la lettre mais qu’il fallait traiter certaines affirmations avec des filtres anthropologiques et culturels14.

En réalité, l’épisode évoqué par les TA tourne autour du concept de fady. Nous pensons que le terme omby fut introduit à ce moment-là du fait de la nécessité de ne plus employer le mot lambo à la suite du décès du roi Ralambo. Molet voit lui aussi un fady non pas linguistique (de désignation) mais alimentaire et le remplacement de la manducation des morts (sans doute du mort royal en l’occurrence) par la consommation du zébu. Si je crois plus volontiers en mon hypothèse, je n’élimine pas totalement celle de Molet, les deux d’ailleurs pouvant se combiner.

Au final, on peut se demander pourquoi les TA auraient perdu la signification de ce moment de l’histoire de l’Imerina. Ils constituent en tout cas au niveau de cet épisode un bel exemple de ré-écriture de l’histoire et de la mythologie historique, une belle ré-interprétation de faits méconnus (oubliés ?) ou rejetés pour des raisons volontaires ou involontaires, conscientes ou inconscientes, qui sans doute recouvre un fait historique et culturel d’importance. Il n’est en aucune façon un simple incident ponctuel mais présente certainement une réalité à fixer dans la mémoire collective mais dont on semble s’être interdit une formulation trop évidente. En vérité, ce n’est pas tant la substitution d’un terme à un autre à la mort de Ralambo qui importe, c’est beaucoup plus la réécriture de cet événement oblitérant la substitution du terme austronésien remplacé par son équivalent bantu pour des raisons inconnues qui peut présenter de l’importance.



Bibliographie

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Notes de bas de page

1 Dorénavant référencés TA dans cet article.
2 L’article de Decary (1928) a certainement été le point de départ de la thèse de Molet sur la manducation. C’est du moins ce que pensait Decary (1962, p. 31-32).
3 A ma connaissance non publiée mais mise à la disposition du Musée d'art et d'archéologie de l'Université d'Antananarivo (ICMAA).
4 Nous verrons que si nous avons retenu cette entrée, c’est parce qu’elle véhicule peut-être plus de sens que ne le laisseraient penser les apparences.
5 Substitution de « mahetsaka (désaltérant) à  rano, de famati (émolient) à  solika (huile) ».
6 Emploi de« fandroaky (chien) à la place de alika, mahamay (feu, qui brûle) à la place de afo ».
7 C’est moi qui souligne.
8 Molet (1956, p. 152) signale que « le mot d’origine malaise (lambo) l’associait à la personne de Ralambo ». C’est le moment où Molet s’approcha le plus de l’hypothèse du fady de nom. C’est aussi le moment où il aurait pu montrer l’importance de l’introduction du mot bantu se substituant au mot austronésien.
9 Beaujard Ph. déclare. « Le nom du roi Ralambo est sans doute à traduire par « bœuf vénérable » plutôt que par « sanglier vénérable ».
10  Bloch M., conférence faite à l'Inalco
11  Colin, 1943.
12 J’ai souligné les expressions les plus intéressantes.
13 On se reportera au passage en malgache cité ci-dessus.
14 Molet, dans sa lecture suggérant la substitution du zébu aux ancêtres défunts, adoptait également cet avis.

Pour citer cet article


Claude Allibert. «Ralambo et le zébu: leveur d’interdit ou promoteur de fady ?». TALOHA, numéro 20, 17 octobre 2011, http://www.taloha.info/document.php?id=1169.




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