TALOHA
Revue scientifique internationale des civilisations
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Numéro 21

Article

Avant-propos



Date de mise en ligne : 15 janvier 2015


Texte intégral

Ce numéro 21 de Taloha, longtemps attendu, est dédié à la mémoire de notre collègue et ami Ignace RAKOTO, enseignant chercheur à l’Institut de Civilisations /Musée d’Art et d’Archéologie (ICMAA) de l’Université d’Antananarivo, membre du Comité Scientifique et fervent émulateur de la revue, décédé le 22 décembre 2013, à Antananarivo.

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Historien juriste, il était connu et reconnu pour ses rôles prépondérants dans tous les domaines où sa compétence a été sollicitée. Au niveau étatique, nommé ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique en 1975, il y est resté durant quinze années.Il avait fait adopter les premiers statuts des enseignants-chercheurs de Madagascar. Il était à l’origine des Centres Universitaires Régionaux transformés plus tard en véritables universités,  des Instituts Supérieurs de Technologie, des Ecoles Normales, de l’Ecole Nationale d’Informatique, de l’Institut Halieutique et des Sciences Marines, etc.

Libéré de ses hautes fonctions, il a fait le choix d’intégrer en 1992, l’Institut de Civilisations-Musée d’Art et d’Archéologie. Il y a apporté son savoir et ses larges connaissances en Histoire et en Droit. Il a été l’auteur de multiples articles parus dans notre  revue, Taloha,  dont le dernier a été publié dans le numéro 20 dédié au zébu malagasy.

Discret et intègre, le « ministre au costume clair » était méticuleux et notait tout  avec beaucoup d’application.

Il était à l’origine des deux colloques internationaux sur l’esclavage, organisés par l’ICMAA, et il faisait d’ailleurs partie du Comité Scientifique de la Route des Esclaves au niveau de l’UNESCO avant sa mort. Il nous a légué d’ailleurs, en collaboration avec Sylvain Urfer, un livre sur ce sujet qui lui tenait à cœur (Esclavage et Libération à Madagascar paru en 2014).

Enseignant-chercheur à l’Ecole Nationale de la Magistrature et des Greffes, il s’était en outre occupé des problèmes spécifiques de sa région d’origine, le Sud-est malagasy, tel celui des jumeaux de Mananjary ou de celui du Vatolambo d’Ambohitsara.

Avec sa disparition, l’ICMAA a perdu un chercheur-enseignant exemplaire et la Nation un citoyen de grande probité. Sa mémoire et son œuvre resteront toujours vivants et accompagneront encore pour longtemps les nouvelles générations avides de mieux connaitre cette société malagasy.

Que sa famille et ses proches retrouvent ici l’hommage rendu par ses collègues et amis du Musée qui n’oublieront jamais le grand frère qu’il a été pour eux.

Le Directeur de publication,

RADIMILAHY Chantal



Pour citer cet article


«Avant-propos». TALOHA, Numéro 21, 15 janvier 2015, http://www.taloha.info/document.php?id=1279.




ICMAA   London School of Economics   INALCO   Université de Fianarantsoa   Université d'Antananarivo   Agence Universitaire de la Francophonie  
Revue électronique internationale publiée par l'ICMAA, en partenariat avec l'Inalco, la LSE et l'UF avec le soutien de l'AUF
ISSN 1816-9082